Des solutions pour agir face à la dénutrition

1. Les protéines

Ces aliments garantissent une quantité importante de protéines nécessaires à la conservation des muscles. Ces protéines participent également à la fabrication des anticorps afin de lutter contre les infections (grippe, etc.) et aident à cicatriser les plaies. Les marches d’escalier paraissent ainsi moins hautes…

2. Les produits laitiers et la vitamine D

Les produits laitiers sont nécessaires pour garder les os solides. Ils apportent du calcium facilement assimilable. Pour que le calcium puisse être fixé sur les os, il est impératif de maintenir des apports en vitamine D suffisants, dont la production est favorisée par une exposition régulière de la peau au soleil. Se promener le plus souvent possible permet donc de rester en forme ! Si ce n’est pas le cas, demander à son médecin traitant une supplémentation de vitamine D.

3. Eau, jus de fruits, tisane…

Pour ne pas avoir à se relever la nuit, il est préférable de boire surtout durant la première partie de la journée. Au total, 8 à 10 verres par jour sont conseillés (eau, jus de fruits, lait, tisane, bouillon, etc…). S’il fait chaud (canicule) ou en cas de forte fièvre, boire encore plus que d’habitude et de préférence du bouillon salé. Attention, l’alcool ne réhydrate pas.

 

Quelques astuces pour boire davantage

• Placez en évidence la bouteille, la carafe ou le verre d’eau.
• Utilisez des petites bouteilles plus faciles à manipuler.
• En cas de tremblements, utilisez une paille ou un verre à bec verseur.

• Favorisez les aliments riches en eau (courgettes, oranges…).
• En cas de troubles de la déglutition, pensez à utiliser des poudres épaississantes*. ou de l’eau gélifiée* disponibles en pharmacie.

 

*ADDFMS (Aliments Diététiques Destinés à des Fins Médicales Spéciales). Arrêté du 20 septembre 2000.

Les repas

Pour aider une personne dénutrie, il est essentiel de rendre le moment des repas plus agréable.

Voici quelques astuces pour faciliter la prise des repas.

La préparation des repas

  • Lorsque cela est possible,  faire du repas un moment d’échange et proposer à la personne fragilisée de vous aider à la préparation (éplucher les légumes par exemple…).
  • Préparer un joli couvert, présenter les plats de façon agréable.
  • Varier les plaisirs et rehausser le gout des plats avec les épices, aromates, condiments…
  • Cuisiner et réchauffer les plats à domicile autant que possible (odeurs alléchantes).
  • Si le repas est conditionné (portage à domicile en barquette), présenter le contenu dans une assiette, un bol ou un ramequin est plus appétissant !
  • Installer confortablement la personne et vérifier le port des prothèses dentaires et auditives.

Pendant le repas

  • Offrir de l’aide à la personne tout en préservant son autonomie au maximum. Souvent, un geste simple suffit : placer les couverts à portée de mains, ouvrir un yaourt, servir l’eau dans le verre….
  • Apporter les plats les uns après les autres et non pas l’ensemble sur un plateau.
  • Laisser à la personne le temps de prendre tranquillement son repas, sans se presser.
  • Favoriser l’autonomie : cela demande du temps, de l’écoute et de la patience mais cela est nécessaire.

Les difficultés rencontrées

Pour pallier les difficultés d’ordre mécanique

  • Identifiez d’éventuels problèmes buccaux ou dentaires (dentier) et s’assurer que la personne porte son appareil dentaire au moment des repas si nécessaire.
  • L’inciter à se brosser les dents et/ou à nettoyer son appareil dentaire.
  • Repérez des difficultés à avaler (toux en mangeant…).
  • En parler avec le médecin qui orientera la personne vers une alimentation adaptée ou des soins spécifiques.

Pour pallier le manque d’appétit

  • Faire de petits repas et manger des collations (le goûter est un bon prétexte pour un encas et/ou une boisson).
  • Prendre un repas en compagnie de personne agréable et appréciée (par exemple inviter des proches une fois par semaine).
  • Tenir compte des goûts de la personne.
  • Lui faire pratiquer une activité physique juste avant les repas. Ça ouvre l’appétit et influence positivement le moral.
  • Enrichir son alimentation avec du fromage, de la crème, des œufs…
  • Vérifier que ce manque d’appétit n’est pas dû aux médicaments (en parler avec le médecin ou le pharmacien).
  • Si les conseils diététiques, l’enrichissement des repas et les collations ne suffisent pas, les compléments nutritionnels oraux doivent être prescrits. Ils permettent d’augmenter l’appétit et le poids des malades et de diminuer le risque d’hospitalisation, de complications à l’hôpital et de réadmissions non programmées.

Pour pallier une éventuelle perte de goût

  • Être attentif à varier son alimentation : lorsqu’elle est trop monotone, cela ne favorise pas l’appétit.
  • Conseiller de mastiquer suffisamment longtemps afin que les aliments expriment leurs saveurs.
  • Ne pas hésiter à ajouter des herbes, épices, et condiments, cela relève les plats et ouvre les papilles gustatives.

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